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Portrait de Marie-Claude Comeau, semencière biologique

Portrait de Marie-Claude Comeau, semencière biologique

Une semencière et sa jument

Marie-Claude cultive des semences pour nous depuis deux étés. Elle produit aussi pour quelques semenciers québécois ses semences certifiées biologiques et cultivées avec l‘aide de Queen, une jument belge sur une terre louée à Lemieux, au Centre-du-Québec, à une dizaine de kilomètres de chez elle. Elle est l’heureuse propriétaire de l’entreprise La Radicule. Je me suis arrêtée avec ma petite famille à mon retour de L’Isle-aux-Coudres à la mi-août, visiter ses terres. J’en ai profité pour prendre le pouls des cultures et je lui ai posé quelques questions sur sa jeune carrière. Marie-Claude comment se passe ta saison 2020 ? Ça c’est super bien passé. Il y a eu quelques défis en début de saison, comme la sécheresse et les vers gris. Mais je ne suis pas la seule, donc on se console. Je me suis ajustée en allant puiser de l’eau à la rivière, mon puits ne suffisait pas. Mes parents sont venus faire des shifts de nuit pour ramasser les vers gris. Comme c’est ma deuxième année, je suis plus rodée dans les systèmes, j’ai moins l’impression d’improviser, c’est déjà en place, c’est moins de charge mentale. C’est quoi la raison ou la motivation ou la personne qui t’a poussée à faire ce métier ? J’ai travaillé pendant 4 ans comme semencière à la Coop-Tournesol, j’étais à la croisée des chemins, soit m’acheter une terre dans leur secteur de Vaudreuil-Dorion et devenir membre de la Coop ou partir mon propre projet. Pour des questions économiques et aussi me permettre d’avoir des animaux, je me suis lancée dans la production de semences. J’avais l’expertise et des contacts dans le domaine. Ce n’était pas nécessairement conscient : ça s’est fait graduellement et un jour, c’est devenu clair. Puisque je ne suis pas du genre à attendre après les autres, j’ai décidé de partir mon projet seule, pour le moment. En plus, je trouve que ma mise en marché me permet d’être flexible pour une éventuelle famille. As-tu un moment plus calme dans l’année ? Un 3 mois de pause en janvier, février et mars. Je voyage, j’adore !
Pourquoi as-tu choisi de venir dans le coin ? J’ai grandi à Sainte-Sophie-de-Lévrard. J’avais plusieurs options. Je connaissais Louis de la ferme Trotteuse qui travaille également avec les chevaux ce qui me motivait et me mettait en confiance en cas de problème rencontré. Le propriétaire de la terre était ton ami, j’imagine, à la base ? Au début, je voulais louer une terre dans le village et finalement il y a eu un souci avec le bail et je me suis ramassée en février 2019 à la recherche d’un bail sur une terre certifiée biologique alors je suis allée cogner à la porte de Mathieu. Parle-moi de ton équipe ou de tes techniques pour faciliter ton travail ? Mon équipe, c’est deux woofers, en mai et juin et deux en septembre et octobre. Josée, ma mère, vient m’aider une fois par semaine et me donne un bon coup de main. La plus importante de l’équipe s’appelle Queen, la jument belge. C’est grâce à elle que je suis capable d'accomplir tout ce que je fais. Les tracteurs, ça ne m’intéresse pas. Pour mon échelle de production : 1 acre, 1 acre et demi, c’est idéal et je pourrais lui en demander encore plus. C’était un peu un facteur de stress dans le sens où il n'y a pas de modèle de fermes semencières en traction animale et très peu de modèles de ferme même maraîchère en traction animale. OK, comment ça va aller ? Je n’habite pas sur place ! Elle est en pension chez Mathieu, mais aussi je n’avais pas d’expérience avec les chevaux, je n’avais jamais fait ça de ma vie, mais finalement c’est la partie qui a le mieux fonctionné et que j’ai le plus appréciée. On peut jaser en travaillant ! Il n’y a pas de bruit de machine ! Queen connaît son travail, c’est impressionnant on est télépathiques, elle sait comment marcher droit, elle sait qu'il ne faut pas qu’elle marche sur les plantes, elle fait attention. C'est vraiment des bêtes intelligentes !!! Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier ? Mon cheval, c’est ce dont je suis le plus fière. Si on parle semences, j’adore le nettoyage des semences ; c’est mon petit côté obsessif. Quel est ton légume préféré ? L'asperge ! Parce que c’est le premier légume du printemps et après on sait plus quoi en faire, mais c’est tellement bon qu’on en mange encore ! Nous souhaitons à Marie-Claude tout le succès qu’elle mérite. J’espère vous avoir transmis par cette petite entrevue sa passion et que vous avez ressenti la détermination et la rigueur de cette jeune semencière. Je conclus le tout en lui levant mon chapeau. Ce n'est pas une évidence de produire des semences biologiques au Québec en minimisant ses impacts sur l’environnement par des choix non conventionnels, judicieux et réfléchis. Une belle idée que d’aller au bout de ses rêves et de respecter ses valeurs ! La Radicule est certifiée biologique par l’organisme Ecocert. Contact: radiclefarm@gmail.com Par Catherine Gagnon-Mackay Directrice des Semences du Portage

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